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Tout ce qui n’est pas donné est perdu

Vous connaissez peut-être ce dicton qui remonte à la nuit des temps. Et bien, la liturgie de ce dimanche, alors que nous nous acheminons vers la fin de l’année liturgique, nous donne deux illustrations admirables de ce proverbe.

Deux veuves, l’une à Sarepta au temps du prophète Elie et l’autre à Jérusalem, rencontrée par le Christ. Ce qui les unit ? D’abord le veuvage bien évidemment ! Etre veuve, à cette époque, mais aussi à toutes les époques, c’est un peu avoir tout perdu : l’amour de sa vie, mais aussi la sécurité matérielle, des amis aussi parfois. On se retrouve seule, isolée, sans ressources. Mais ce n’est pas simplement leur épreuve qui les unit, c’est aussi la générosité de leurs cœurs. Elles donnent alors qu’elles ont si peu, et elles donnent tout.

On comprendrait qu’elle fasse le choix de garder mais elles donnent. La veuve de Sarepta fait passer l’homme de Dieu avant sa propre vie et même avant celle de son fils unique. La veuve du temple, si on reprend les termes mêmes de Jésus : « mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Reconnaissons-le, nous nous sentons tous petits devant tant de générosité. Au fond de nous-mêmes nous le savons bien, le bonheur ne consiste pas en ce que l’on prend mais plutôt en ce que l’on donne. Jésus lui-même, non seulement dans ses paroles, « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » mais surtout par sa vie et sa mort consentie nous montre que le bonheur de nos existences réside dans le don de nous-même.

Nous avons du mal à donner, nous nous accrochons à nos biens comme s’ils nous garantissaient une sécurité, une vie éternelle presque ! Prenons le temps de regarder ces deux veuves, non pas seulement intérieurement, mais aussi de rejoindre le fond de leurs cœurs. C’est bien elles, et non pas nous, qui ont choisi la meilleure part. En ce mois de novembre, tout particulièrement consacré à la prière pour nos défunts, en ce mois où nous sommes invités à réfléchir sur nos fins dernières, n’oublions pas qu’ « un linceul n’a pas de poches ». Les petits détachements nous préparent au grand détachement. Ils nous préparent surtout au grand attachement. Attachement éternel à Celui qui veut nous ouvrir les portes du ciel.

Ce que nous emporterons au ciel, c’est ce que nous aurons donné.

Père Franck Zeuschner, sv

Crédit Photo : Liza Summer de Pexels