Jean le baptiste qui présente Jésus comme l’agneau de Dieu ne le connaissait pas auparavant. Mais voyant le signe qui lui avait été donné par le Seigneur, il a reconnu l’oint de Dieu. Il voit, il atteste que celui-là est l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Par la grâce de la lumière d’en haut, Jean Baptiste découvre l’agneau de Dieu et le révèle au monde. De même, laissons Dieu former Jésus-Christ en nous et montrons-le au monde par nos oeuvres. On note ici la place capitale du témoignage dans la vie du Chrétien. On ne peut pas être véritablement à la suite du Christ sans témoigner de lui.
Dans sa note de salutation à l’Eglise de Corinthe, saint Paul enseigne que la vocation de l’Église a pour finalité la sainteté. « Nous avons été sanctifiés dans le Christ Jésus et nous sommes appelés à être saints… » (1 Co 1, 2). Il y a ici deux dimensions complémentaires de la vie chrétienne qu’il ne faut pas confondre : le don que Dieu nous a fait et la réponse qu’il attend de nous.
Nous avons été sanctifiés : par le baptême, Dieu nous a mis à part, nous devenons membres du corps du Jésus-Christ en qui « nous sommes libérés du péché, arrachés à la mort et nous sommes désormais destinés à vivre dans la joie des sauvés ».
Nous sommes appelés à être saints : c’est une invitation à vivre selon notre identité chrétienne. C’est un chemin de vie à parcourir, un désir et un élan à nous conformer à la grâce reçue. C’est une réponse perpétuelle d’amour à Dieu qui nous a aimés le premier.
Père Éric-Félix KAZADI, vicaire
Crédit photo : Juan Carlos Leva (Pexels)









