Par sa résurrection, le Christ a brisé le pouvoir de la mort. Elle n’est plus une impasse, mais une porte ouverte. L’ancienne route de la mort est devenue une autoroute pour la vie. Voilà pourquoi le chrétien n’avance jamais dans la nuit : même lorsque tout semble obscur, la lumière du Ressuscité précède nos pas.
Demeurer en Jésus, c’est entrer dans cette paix profonde que rien ne peut troubler. Celui qui accueille le Fils accueille le Père ; celui qui contemple le Fils contemple le Père. Jésus rassure ses disciples — et chacun de nous aujourd’hui — par cette parole qui traverse les siècles : « Que votre coeur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » Croire, ici, n’est pas un effort moral, mais un abandon confiant : laisser Dieu habiter notre coeur pour en faire sa demeure.
Jésus est la pierre vivante, choisie et précieuse. Par son amour, il fait de nous des pierres vivantes, appelées à entrer dans la construction de la demeure spirituelle. La célébration pascale nous rappelle ce mystère : dans la résurrection du Christ, chacun de nous est déjà ressuscité en espérance. Nous ne marchons pas vers la vie : nous marchons dans la vie, parce que le Vivant marche avec nous.
En ces jours où nos communautés cherchent à témoigner de l’Évangile avec simplicité et courage, rappelons-nous que notre mission ne commence pas par ce que nous faisons, mais par ce que nous sommes devenus en Christ : des vivants appelés à faire vivre, des relevés appelés à relever, des aimés appelés à aimer.
Père Éric-Félix KAZADI, vicaire
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