Privé
Accueil > Vie de la paroisse > Éditorial > Requiescant in pace !

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

 La paroisse
 Les horaires
 La communauté
 Histoire
 Contactez-nous


Requiescant in pace !

Ce 2 novembre, l’Église prie particulièrement pour tous les défunts dans l’espérance de la vie éternelle. D’ailleurs, à chaque messe, l’Église prie pour ceux qui sont morts, d’abord pour tous ceux qui reposent dans le Christ et pour tous les morts dont seul le Seigneur connaît la foi. Dès ses débuts, l’Église a eu le souci d’assurer aux défunts une sépulture digne en témoignage de l’espérance de la résurrection en priant pour le repos de leur âme. N’oublions pas que le mot cimetière signifie « lieu de repos » et que les tombes avec leur croix rappellent cette espérance chrétienne.

Cette commémoration est l’occasion pour les familles de prier pour leurs proches qui sont partis, en demandant au Seigneur de les accueillir au paradis. Ce jour, on se recueille sur leur tombe en y déposant des fleurs, signe de vie éternelle. Prier pour les défunts, c’est croire en cette promesse : « Moi, dit Jésus, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». C’est donc croire aussi que nos prières peuvent les aider pour passer du purgatoire au paradis ! Car Oui, LE PURGATOIRE existe et la Bible en parle !

• 2 M 12 : après la victoire d’Israël opposant Judas Maccabée à Gorgias d’Idumée, Judas a organisé une collecte pour offrir un sacrifice expiatoire en mémoire des soldats morts afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés.
• Mt 5,21 Jésus conseille de s’accorder avec son adversaire avant de se retrouver en prison. Saint Augustin y voit Dieu ennemi du péché, le Christ juge des vivants et des morts, et la prison comme le purgatoire d’où on ne sort qu’après avoir expié toutes ses fautes.
• Mt 12,32 : Jésus fait ici allusion au purgatoire. Il enseigne que celui qui commet un péché, dit « mortel », contre l’esprit Saint ne peut recevoir le pardon ni en ce monde ni dans le monde à venir, révélant ainsi que d’autres péchés, dits « véniels », peuvent être pardonnés dans l’au-delà avant l’entrée au ciel.
• Lc 16,19 : le mauvais riche se trouve après sa mort dans une « fournaise » d’où il peut parler avec le pauvre Lazare et Abraham qui sont au paradis, désirant que ses frères encore vivants ne le rejoignent pas dans ce « lieu de torture » mais puissent aller au Ciel. Ne serait-il pas au purgatoire souhaitant être délivré de cet état de purification ?
• 1 Cor 3,13 : saint Paul parle d’un feu purificateur sans lequel le salut ne peut être donné à celui dont l’ouvrage est mauvais.
• 1 P 3,19 : le Christ ressuscité a d’abord délivré ceux qui sont en prison en attente de salut car ils n’avaient pas cru au moment où se prolongeait la patience de Dieu aux jours de Noé.

Au vu de ces références bibliques, on peut conclure que le purgatoire existe. C’est un état mystérieux de purification où l’amour de Dieu nous prépare pour le Ciel. L’âme y est purifiée par une « peine temporaire » que la prière des vivants ainsi que les indulgences plénières peuvent alléger et obtenir l’entrée dans la Gloire de Dieu. Certains de nos parents y sont peut-être. C’est là que nous-mêmes seront peut-être un jour. C’est pourquoi, elle est belle et puissante la dévotion de faire célébrer des messes pour les âmes du purgatoire, tout comme la volonté de recevoir l’indulgence plénière pour soi ou pour un défunt.

Père Jean-Luc PAPET, curé

Crédit photo : KoolShooters (Pexels)