Les événements que nous nous apprêtons à revivre nous concernent plus que nous ne pourrions le croire. Oui je dis bien à revivre, pas seulement à commémorer. Chaque année, l’émouvante cérémonie des Rameaux, qui n’est pas une représentation de théâtre, donne la possibilité d’être présents à Jérusalem, sur le bord de la route où Jésus processionne sur son petit âne. Libre à nous de l’acclamer ou de l’ignorer. Durant le triduum pascal, libre à nous encore de nous tenir parmi ses proches, qui sont certes dépassés par le mystère, ou de vaquer à d’autres occupations ou même de nous tenir parmi ses accusateurs.
Une chose est sûre, c’est à cause de chacun d’entre nous qu’il endure tout cela, pour nous délivrer. « C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. » (Isaïe 53, 5) Jésus donne sa vie par amour pour nous !
Tout est dit ! Le Seigneur ne met pas sous nos yeux ses souffrances pour nous culpabiliser, mais pour que nous acceptions enfin de discerner dans la profondeur de ses blessures, son amour infini qui vient pour guérir les nôtres.
Père Jean-Luc Papet, curé
Crédit photo : Fra Angelico, "La procession des rameaux" (détail). Coll. musée San Marco de Florence









