C’est le Jeudi Saint, lors de la Cène, de la première Messe de l’histoire, juste avant sa Passion et sa mort, que Jésus a parlé clairement de l’Esprit Saint à ses apôtres : « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, Lui, vous enseignera tout et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14,26). Et Jésus de poursuivre : « il vaut mieux pour vous que je m’en aille car si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. » (Jn 16,7). Comme elles sont fortes ces paroles que les apôtres sont hélas incapables de comprendre au moment où Jésus les prononce. Il leur faudra attendre la Pentecôte quand par le Don de l’Esprit Saint Dieu ouvrira leur intelligence et leur cœur pour témoigner et répandre l’Évangile. Déjà, par le mystère de l’Incarnation, le Seigneur avait trouvé un moyen inouï pour nous rejoindre. Mais comme l’amour ne sait pas quoi inventer pour rejoindre l’être aimé, sa présence se veut encore plus proche, plus intime, par l’Esprit Saint. Il ne vient plus seulement marcher à côté de nous, sur nos chemins, ce qui est déjà incroyable : il veut entrer dans nos âmes par notre corps, si nous acceptons de l’accueillir dans ses sacrements. Ainsi saint Paul l’annonce aux Romains dans un résumé théologique remarquable : « L’amour de Dieu a été répandu en nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné. » (Rom 5,5)
Alors, comme les apôtres, attendons de tout notre cœur l’Esprit Saint promis, qui n’est autre que Dieu lui-même, qui n’est autre que l’Amour personnifié. Seul cet Amour peut en vérité transformer le monde et le renouveler en profondeur. Et il en a un besoin urgent !
Père Jean-Luc PAPET, curé
Crédit photo : Sai Krishna (Pexels)









