C’est avec l’épisode des mages, rapporté exclusivement par l’évangile de saint Matthieu, que la nouvelle de la naissance du futur roi des juifs va troubler le roi Hérode et tout Jérusalem avec lui. L’événement de Noël va dépasser désormais les frontières de Bethléem ainsi que celles d’Israël. Les promesses du salut annoncé par les prophètes dans l’ancienne alliance vont s’accomplir non seulement pour le peuple élu mais pour tous les hommes de tous les temps : c’est le mystère de l’universalité du salut en Jésus Christ.
Dans son épitre aux Éphésiens, l’apôtre Paul parle de la révélation par laquelle il lui a été donné de connaître ce mystère : « toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile » (Ep 3, 6). L’épiphanie ne serait-elle pas une double révélation ? Oui, elle est en même temps la manifestation de la divinité de Jésus Christ et le dévoilement du salut de Dieu en son Fils pour toute l’humanité passée, présente et future.
Par le mystère de l’épiphanie, toute personne qui qu’elle soit, d’où qu’elle soit peut espérer le salut de Dieu en Jésus Christ. Par le mystère de l’épiphanie, toutes les nations se prosternent devant le Seigneur (Ps 71). Par le mystère de l’épiphanie, l’espérance du salut éternel rejoint chacun de nous.
Père Éric-Félix KAZADI, vicaire
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