Sans contredire les huit béatitudes du premier évangile, saint Luc nous rapporte les béatitudes dans un style où Jésus enseigne en apostrophant son auditoire. Heureux, vous les pauvres... Heureux, vous qui avez faim maintenant... Heureux, vous qui pleurez maintenant… Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent (…) à cause du Fils de l’homme. De la même manière, il formule les quatre malédictions. Les béatitudes et les malédictions sont chacune comme un terminus d’une destination que nous avons librement prise. Nous pouvons choisir la voie qui mène à la Vie ou celle qui mène à la Mort.
La Parole du Christ met en lumière le point culminant des enseignements de Moïse contenus dans le livre du Deutéronome. « Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie (…) en aimant Yahvé ton Dieu, en écoutant sa voix, en t’attachant à lui » (Dt 30, 19 – 20). La Parole de Dieu nous invite à choisir la Vie et elle fait briller dans nos cœurs la lumière qui éclaire notre libre arbitre afin que le choix de la vie et du bonheur soit notre aspiration profonde.
Dans la même perspective, les psaumes, mettent en lumière le sort opposé du juste et du méchant. Le juste, quoiqu’il lui arrive, il est le bienheureux. Le tout dernier psaume couronne cela en proclamant : « Que tout ce qui respire loue le Seigneur ! » (Ps 150, 6). Comment ne pas entrevoir aussi par là une vision béatifique des temps nouveaux où les justes, dans la gloire de Dieu, seront une louange au Seigneur avec la création toute entière enfin libérée de la corruption du mal ?
Père Éric-Félix KAZADI, vicaire
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