Une promesse gravée dans l’histoire Tout commence dans le silence d’un couvent à Plock, en Pologne, le 22 février 1931. Jésus apparaît à une humble religieuse, Soeur Faustine, et lui confie un message qui allait bouleverser le monde : « Que l’âme pécheresse ne craigne pas de s’approcher de moi car, même si elle compte plus de péchés qu’il n’y a de grains de sable sur la terre, tout sombrera dans l’océan de ma miséricorde. » Il aura fallu beaucoup de patience, des rebondissements historiques et le regard visionnaire de saint Jean-Paul II pour que ce désir du Christ devienne un trésor pour l’Église universelle. Entre les premières révélations et l’institution officielle de la fête en l’an 2000, soixante-six ans de discernement auront été nécessaires. Aujourd’hui, cette célébration nous rappelle avec force que Dieu n’est pas un juge lointain, mais l’Amour, la tendresse et la Miséricorde personnifiés.
De la Bible à nos vies concrètes Cette Miséricorde n’est pas une idée abstraite ; elle traverse toute la Bible. Elle est le visage du Père miséricordieux de ma parabole préférée (Luc 15), qui se précipite au-devant de son fils prodigue pour l’embrasser sans poser de questions. Elle est aussi la voix du prophète Ézéchiel nous murmurant que Dieu « ne prend pas plaisir à la mort du méchant, mais veut qu’il se détourne de sa voie et qu’il vive ».
En ce dimanche (appelé anciennement celui de Saint Thomas), l’Évangile nous place face aux stigmates du Ressuscité. Jésus invite « Thomas l’incroyant » à y mettre le doigt. Regardons-les avec les yeux du coeur : ce sont nos propres incroyances et nos fautes qui ont transpercé ses mains, ses pieds et son côté. Mais par la Résurrection, ces plaies ouvertes sont devenues source de vie, les canaux privilégiés de la grâce divine. Comme le rappelait saint Jean-Paul II — qui rejoignit la Maison du Père précisément à la veille de cette fête en 2005 — « l’humanité ne trouvera la paix qu’en se tournant avec confiance vers cette source ».
Rendez-vous à Notre-Dame du Bon Conseil Dans notre paroisse, ce lien est particulièrement puissant depuis 2006, année de l’installation de la grande icône de « Jésus Miséricordieux » placée au-dessus de notre tabernacle. Ce dimanche sera une occasion magnifique pour chacun de rencontrer le « doux médecin » de nos âmes. Jésus nous l’a dit et redit : il est venu pour les malades, pour tous ceux qui reconnaissent leurs fragilités, leurs erreurs et leurs péchés, afin de les en délivrer.
De plus, l’Église nous offre en ce jour le cadeau exceptionnel de l’Indulgence plénière. C’est une occasion de repartir tout neuf, de recevoir le pardon complet et la remise des peines. Il suffit pour cela de se disposer à cette grâce par la confession, la communion eucharistique et la prière aux intentions du Saint-Père.
Une journée pour puiser à la Source Je vous invite donc à ne pas hésiter une seconde. Venons confier nos fardeaux et nos peines pour reprendre la route avec un coeur léger et fort :
- 10h30 : Messe solennelle de la Miséricorde.
- De 14h30 à 17h00 : Après-midi de grâces célestes. Nous alternerons entre l’Adoration du Saint-Sacrement, les confessions, le chapelet de la Miséricorde et des chants de louange. Nous terminerons par les litanies et la bénédiction des fidèles. Et nous finirons par un Goûter festif afin de prolonger la joie de la réconciliation et de la résurrection dans une communion fraternelle.
Que notre prière commune rejoigne celle de sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! » Bonne fête de la Miséricorde !
Père Jean-Luc Papet, curé
Crédit photo : ND Bon Conseil









