La conciliation des réalités incompatibles que présente Isaïe en employant des images antagoniques (le loup et l’agneau / le léopard et le chevreau, etc.) renvoie à l’oeuvre messianique qui réconcilie l’homme avec Dieu dans la justice et la miséricorde manifestée dans ‘‘l’enfant-Dieu’’. C’est le mystère de Noël qui est déjà annoncé. Il met en lumière la complémentarité de la justice et de la miséricorde divines en vue de la véritable connaissance du Seigneur par l’homme. Dieu pleinement juste et pleinement miséricordieux nous invite à la conversion.
Le message central du temps de l’Avent reste marqué par l’appel à la conversion. « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2). Ces paroles de Jean le Baptiste exhortent chacun de nous à faire le grand ménage intérieur. Elles se refusent d’être un simple discours qui tend à satisfaire le soin des apparences ou une incitation à la peur. Contrairement à certains pharisiens et sadducéens qui voulaient faire du baptême leur refuge contre la colère de Dieu, l’évangile nous invite à produire des fruits dignes de la conversion.
En ce moment, de nombreux commerces se sont déjà mis aux couleurs de Noël. Ils incitent les clients à la consommation, à dépenser le plus possible même pour des choses dont ils n’auraient pas vraiment besoin, car Noël approche. Et pourtant, pas très loin de nous, à l’intérieur de nous-mêmes, il y a un message du salut qui a traversé des siècles, et qui retentit avec amour dans notre coeur. Ce message nous dit simplement : « convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche ». Nous pouvons le personnaliser et en faire une résolution durant ce temps de l’Avent en nous disant par exemple : convertissons-nous, car Noël approche.
Père Éric-Félix KAZADI, vicaire
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