Si nous y regardons de plus près, nous voyons que le Carême est tout sauf un temps de tristesse. C’est même un temps de joie, car il nous prépare à Pâques. Et Pâques, c’est notre délivrance ! Beaucoup peuvent penser qu’ils n’ont nullement besoin d’être délivrés de quoi que ce soit. Le chrétien n’est pas supérieur aux autres, certes.
Il n’est pas au-dessus mais plutôt en dessous. Car ce qui le différencie des autres est peut-être de se savoir pécheur, fragile, incapable de faire le bien sans Dieu qui est la source de tout bien et de tout amour. Mais sa force est peut-être alors de savoir qu’avec Dieu, plus rien n’est impossible.
Le Carême nous est offert pour reconnaître que tout ne tourne pas aussi rond que cela en nous, dans notre cœur et notre esprit aussi. C’est un temps pour accepter de nous remettre en question.
Nous aimons bien que les autres nous encensent et bien acceptons qu’on répande sur nous des cendres pour revenir au réel de notre condition.
Nous avons tant de mal à aimer ! C’est bien pour cela que Jésus Christ est mort et ressuscité pour chacun et chacune de nous. La Croix de Jésus, c’est une histoire d’amour. Parce qu’il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime. Et celui que Jésus aime, c’est toi ! C’est moi ! C’est chacun et chacune de nous et nous, nous ne le savons pas…
Oui, Dieu nous aime trop pour se résoudre à nous perdre, sans lui, nous sommes perdus, sans lui nos vies ne peuvent tenir. C’est une question de vie ou de mort ! Il donne sa vie sur la Croix pour nous tirer de la mort éternelle ! Rien que cela !
Père Franck Zeuschner, sv
votre curé