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Scandale...

« Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. »
Jésus, une nouvelle fois ne mâche pas ces mots. Et c’est bien à nous qu’il s’adresse, pas à notre voisin… « Mieux vaudrait pour lui… » Le Christ n’est ni ironique, ni cynique. Ces paroles sont en fait d’une grande charité, car c’est charité que de prévenir quelqu’un pour ne pas qu’il se perde. Et se perdre, sous-entend Jésus dans ces paroles, c’est pire que de mourir, puisque c’est perdre son âme.

Si tout homme se doit de ne pas scandaliser (c’est-à-dire de rien faire pour pousser au mal par son comportement ou ses propos) son prochain et tout particulièrement le petit, le faible qu’il côtoie, ceux qui ont une autorité sur ces plus faibles se doivent davantage d’être irréprochables. « Quand on monte à l’arbre, il ne fait pas avoir de trou à son pantalon » dit le proverbe. L’actualité ne cesse de nous apprendre de tels scandales dont certains se sont même déroulés dans l’Eglise. « Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ».(Lettre du Pape François au peuple de Dieu)

Le Saint Père nous invite à nous sentir concernés. Nous devons pleurer avec ceux qui pleurent et être dans une peine réelle avec ces victimes. « Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. »

Si vous ne l’avez pas encore fait, s’il vous plaît, prenez quelques instant pour lire et donc accueillir cette lettre que le saint Père vous adresse.
Et nous, même si nous ne sommes pas scandaleux, sommes-nous si impeccables, si irréprochables que cela ? Nous sommes des pécheurs. Nous devons d’ailleurs être des pécheurs qui refusent de s’installer dans leur péché, mais qui nous nous tournons en permanence vers le Seigneur dans une démarche de conversion.
Il y a quelques années, j’ai été très surpris de la réflexion d’un médecin qui m’invitait à me faire vacciner « pour les autres aussi  ». Ma vaccination personnelle permettrait, selon lui, « une immunité de groupe ». J’avoue ne pas être assez savant pour savoir si ces propos sont exacts en médecine. En tout cas, je crois qu’ils pourraient s’appliquer à la sainteté. Nous déplorons, à juste titre le manque de sainteté de certains chrétiens, mais avons-nous à cœur de cultiver encore plus notre propre sainteté, de soigner notre propre conversion ? J’en reparlerai, mais notre nouveau confessionnal est presque terminé (avec plus de deux ans d’attente !) ce bel espace a été aménagé pour soigner la rencontre des paroissiens avec la miséricorde de Dieu, mais allons-nous en profiter, où tous ces travaux ont-ils été réalisés et offerts pour rien ? Car se lamenter sur tout ce qui ne va pas dans l’Eglise c’est bien, mais commencer par nous tourner vraiment vers Dieu qui ressuscite notre âme par son Sang, c’est encore mieux !
Père Franck Zeuschner, sv