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La nourriture qui demeure

Nous lisons ce dimanche la suite de l’évangile de dimanche dernier. Enfin, pas tout à fait, puisque si vous y regardez de plus près, la liturgie a fait une coupe franche de 9 versets. (Les versets 16 à 23 du chapitre 6 de l’évangile selon saint Jean). Vous allez me trouver tatillon… et vous aurez raison. Car je trouve dommage que ces versets aient été retirés du lectionnaire dominical même si nous les entendons le samedi de la deuxième semaine de Pâques chaque année.

En effet saint Jean, comme je vous l’ai dit la semaine dernière, nous livre dans tout ce chapitre 6 une véritable catéchèse, un enseignement théologique très profond sur le sacrement de l’eucharistie.

Dans ce passage omis a lieu un épisode important qui nous montre Jésus maîtrisant la tempête et qui aide aussi à comprendre comment Jésus se retrouve à la synagogue de Capharnaüm. Ce miracle de la tempête apaisée qui peut paraître gratuit annonce en fait un autre miracle, celui de l’Eucharistie où Dieu maître des éléments de la nature se rend présent sous les apparences d’un peu de pain et de vin.

Mais revenons à l’évangile de ce jour. La foule accourt de toute part pour retrouver Jésus qui vient de les nourrir si abondamment. Ils ne sont pas décidés à le lâcher. Jésus n’est pas dupe, c’est davantage leurs estomacs que leurs cœurs qui semblent avoir besoin de lui. Alors Jésus va commencer une longue catéchèse, pas à pas, il va essayer de les élever pour leur faire comprendre, mais surtout croire, que le miracle prodigieux dont ils viennent de bénéficier est en fait signe d’un autre miracle, encore plus grand, encore plus prodigieux, encore plus pérenne.

Il part de l’épisode que nous avons entendu en première lecture où Dieu nourrit son peuple au désert alors qu’il est en marche vers la Terre promise Dieu n’a jamais abandonné son peuple et l’a même invité à entrer dans une attitude de confiance inouïe. Chaque jour, excepté le Sabbat, les Hébreux récoltaient cette nourriture mystérieuse, la manne. Comme Dieu prend soin de nous !

Aujourd’hui, nous n’avons plus la manne. Mais attendons-nous encore quelque chose de Dieu ? Chaque dimanche accourons-nous à la messe pour nous nourrir de cette nourriture céleste et spirituelle qu’est l’eucharistie qui nous donne la vie éternelle ? Creusons en nous cette faim de Dieu, ce besoin de Lui. Il est le pain du ciel qui vient donner la vie au monde.

Père Franck Zeuschner, sv