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La conversion : laisser la tendresse de Dieu nous atteindre

Bilan de santé spirituel : Neuvième partie

CONVERTISSEZ-VOUS ! Cet appel pressant revient sans cesse durant le temps du Carême. Se convertir, vous le savez, cela signifie étymologiquement se retourner, se détourner radicalement de sa direction d’origine pour se tourner vers une direction nouvelle, diamétralement opposée. En recevant les cendres sur notre front au début du Carême nous avons peut-être entendu la formule : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile !  » Se convertir, c’est reconnaître qu’il y a dans notre cœur, dans notre vie des choses à changer, à retirer mais aussi à guérir. Si nous nous trouvons très bien comme cela (J’ai pas tué, j’ai pas volé !), si nous sommes satisfaits de nous-mêmes, alors, passons notre chemin, le Carême n’est pas fait pour nous, nous n’avons au fond pas besoin de Jésus Christ et du salut qu’Il vient apporter ! Pardon d’être si tranché, mais le doux apôtre Saint Jean l’est encore plus que moi : «  Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » 1 Jean 1 v 8.

Ce constat n’a rien de malsain. Le Seigneur ne veut pas nous humilier, nous écraser, il veut nous faire vivre dans la vérité et dans la vérité de son Amour. Que penser de l’attitude de quelqu’un qui n’irait jamais voir le médecin parce qu’il refuserait de reconnaître sa maladie ? Les gens qui fréquentent les médecins sont souvent en meilleure santé que ceux qui refusent de les rencontrer…
Jésus est notre médecin. Il est venu pour nous guérir et pour nous changer la vie. Il est triste que nous ne recevions pas plus souvent le sacrement de la miséricorde de Dieu. Il a tout pour nous guérir, nous sauver et nous faisons un peu la fine bouche, nous faisons passer plein de choses, parfois bien secondaires, devant notre vrai bien, notre bien spirituel. Y-aurait-t-il quelque chose de plus important que la santé de notre âme ?
Au temps du curé d’Ars on venait de toute la France pour pouvoir se confesser et le saint curé passait parfois 18h par jour à confesser. Saint Padre Pio faisait de même. Les foules se pressaient à son confessionnal, on prenait un ticket et l’attente durait parfois plusieurs jours. Ces saints ne sont plus là certes, mais Jésus est toujours là qui vous attend, patiemment… Donner le pardon de Dieu est la mission principale du prêtre avec la célébration de l’Eucharistie. Le Père Chéreau disait : « Le prêtre est l’inverse d’une pile électrique, il s’use si l’on ne s’en sert pas ! »

Permettez-moi pour finir de citer l’homélie que l’évêque prononça dans notre église le jour où j’ai été ordonné prêtre : « Le prêtre est appelé à être témoin de la tendresse de Dieu, à ceux qui ont le cœur brisé, à ceux qui souffrent, aux jeunes marqués par la misère et le péché. O grandeur du sacrement de Réconciliation ! Ô merveille de Dieu ! Merveille d’un prêtre qui, sans mérite de sa part, et souvent plus pécheur que les gens qu’il confesse, peut dire : " Au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, je te pardonne tous tes péchés." C’est toujours extraordinaire et l’on perçoit à ce moment que le pénitent est comme un enfant qui vient de naitre, qui vient de retrouver la vie, qui vient de retrouver la paix et le bonheur. Comment se fait-il donc que beaucoup de chrétiens ne s’approchent-ils pas plus souvent de ce sacrement ? C’est merveilleux ! Dire : “tes péchés sont pardonnés“. Ce que nous n’oserions pas nous pardonner à nous-mêmes... nous savons que Dieu vient nous le pardonner, c’est la tendresse de Dieu. On ne peut pas dire qu’on sait ce qu’est la tendresse de Dieu quand on ne s’approche pas de l’Eucharistie sacrement d’amour, quand on ne s’approche pas du sacrement de la Réconciliation, le pardon des péchés. Le ministère du prêtre est inouï, merveille de Dieu, tendresse de Dieu…  » (Extrait de l’homélie de Mgr Yves-Marie DUBIGEON le 12 juin 1993).

Père Franck Zeuschner, sv