Privé
Accueil > Vie de la paroisse > Éditorial > Une pomme, deux poires et beaucoup de pépins …

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Une pomme, deux poires et beaucoup de pépins …

Vous le savez peut-être, c’est ainsi que votre ancien curé résumait, non sans humour, le dogme du péché originel qui est fondamental pour notre foi et que la liturgie tient à nous rappeler en ce premier dimanche de Carême.

Si notre cher Père Chéreau se permettait une telle originalité, c’est qu’il savait très bien que, depuis ce jour, mystérieux certes mais bel et bien réel, le péché, le mal, la misère ont fait irruption dans le monde créé par Dieu, ce monde si bon qui était le paradis sur terre. Il ne fallait pas lui dire que cette belle histoire était un mythe, une légende qui n’a jamais vraiment existé !

Je pense aussi que s’il se permettait de plaisanter sur un sujet aussi grave, c’est parce qu’il avait compris, par sa foi profonde chevillée au corps, mais aussi par son expérience de réconciliation des pécheurs avec Dieu, que malgré toutes les apparences le diable (pardonnez-moi de le citer) si fort soit-il, n’a pas le dernier mot.
Jésus est venu sur terre pour le vaincre, lui et la mort qu’il génère. Certes il ne faut pas non plus tout lui mettre sur le dos. Nos premiers parents, comme nous-mêmes d’ailleurs quand il nous arrive de succomber à une tentation, portent la responsabilité de leur désobéissance. Mais ce Prince du Mensonge (quel titre de noblesse !) a le chic pour tout inverser et nous faire prendre des vessies pour des lanternes tout en prenant bien soin de laisser croire qu’il n’existe pas.

Jésus va dans le désert pour l’affronter, il combat pour nous pour que nos combats ne soient pas perdus d’avance car désormais sa grâce nous accompagne. Jésus est tenté à propos de trois besoins fondamentaux : le rassasiement, la reconnaissance et la puissance. Aucun de ces trois besoins n’est mauvais en soi, mais la concupiscence nous pousse à en abuser. Alors avec toute l’Église, ne désertons pas le combat, car nous ne sommes pas seuls. Ne perdons pas notre temps à discuter avec celui qui est plus malin que nous, mais jetons-nous dans le Cœur de Jésus.

Père Franck Zeuschner, sv