Privé
Accueil > Vie de la paroisse > Éditorial > Sommes-nous prêts à nous mouiller ?

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Sommes-nous prêts à nous mouiller ?

Le temps liturgique de l’Avent nous fait rencontrer Jean-Baptiste, le précurseur. Près de 30 ans après la naissance du Christ, alors que Jésus s’apprête à entrer dans sa « vie publique », Jean, le dernier des prophètes, lance à ses contemporains un appel pressant à la conversion : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. ».

Cet appel, lancé aux contemporains de Jésus, c’est bien sûr à nous qu’il s’adresse aujourd’hui. Comment allons-nous l’accueillir et y répondre ? Comme les publicains, les pécheurs les pauvres et les petits, qui reconnaissent ce qui ne va pas dans leur vie et qui acceptent de se mouiller en recevant le baptême de conversion donné par Jean dans les eaux du Jourdain ou alors comme les Pharisiens et les Saducéens qui, finalement sont satisfaits de leur vie et de leur pratique religieuse et qui n’attendent pas vraiment un Sauveur ? Alors, comment nous situons-nous ?

Prenons le temps de répondre à cette question, c’est trop important. Les paroles de Jean-Baptiste ne sont pas tendres. Parce que quand on aime quelqu’un, on ne veut pas le perdre ! Eh bien, Dieu nous aime et ne pourra jamais se résoudre à notre perte. Aussi notre conversion est-elle urgente ! Se convertir signifie se tourner vers Dieu qui est vérité et vie et donc du même coup, se détourner de tout ce qui nous détourne de Lui. Il s’agit pour nous tous d’entrer dans une attitude humble, accepter de reconnaître que nous sommes des petits. D’ailleurs, l’attitude de prière qui consiste à se mettre à genoux devant une crèche (quand nos rotules nous le permettent bien sûr) est quelque chose de grand. Noël est la fête des enfants, des petits. Si nous refusons de nous baisser, de nous abaisser, nous risquons de tout rater …

« J’ai perdu l’enfance, et je ne peux la reconquérir que par la sainteté. » Georges Bernanos.

Père Franck Zeuschner, sv