Privé
Accueil > Vie de la paroisse > Éditorial > Si tu savais le don de Dieu !

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Si tu savais le don de Dieu !

Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait !
Ne serait-ce pas le Christ ?

Appel pour la mission 2017

O comme je voudrais que chacun de nous accepte de prendre un peu de temps, au calme pour relire cette page magnifique d’évangile au chapitre 4 de saint Jean ! Une des plus belles à n’en pas douter. Pourtant, il ne semble rien s’y passer d’extraordinaire ou de prodigieux, pas de grand miracle de la part de Jésus, pas d’actions exceptionnelles, mais acceptons de la regarder de plus près et nous verrons que Jésus va accomplir dans le cœur de cette femme le plus grand miracle au monde, celui de l’amour qui redonne vie, celui du salut.

C’est d’abord le mystère de l’Incarnation qui est une nouvelle fois manifesté. Jésus se montre fatigué, faible, il ne fait pas semblant. Il nous rejoint là où nous sommes et en osant dire à la Samaritaine : « Donne-moi à boire ! » il s’adresse en fait à chacun et chacune d’entre nous : « J’ai besoin de toi ! »
Quel respect ne va-t-il pas faire montre pour toucher son cœur, quelle délicatesse, quelle tendresse, quelle patience ! Il ne se montre nullement comme un juge dur qui va l’écarter à cause de sa conduite morale plus que délicate. C’est plutôt elle qui s’exclut en venant puiser l’eau à l’heure la plus chaude du jour, pour éviter les rencontres des autres femmes qu’elle ne souhaite pas affronter.
Le Christ n’est pas venu pour nous juger, parfois nous y parvenons très bien nous-mêmes et ce n’est pas toujours cela qui nous fait avancer. Il est venu pour nous sauver ! Jésus n’est pas complice du péché de cette femme, mais il refuse de l’y enfermer, de la réduire à ses erreurs. Cette vie agitée qui est la sienne, ne cache-t-elle pas une soif immense d’amour qu’elle n’arrive pas à assouvir ? En rencontrant Jésus qu’elle va reconnaître comme le Messie, le Christ, cette soif profonde va commencer à s’étancher. Le bonheur commence à l’envahir, cela faisait si longtemps. « L’Amour de Dieu a été répandu en nos cœurs, par l’Esprit Saint qui nous a été donné » nous rappelle l’apôtre Paul dans la deuxième lecture de ce dimanche.
Cet Amour, ce Bonheur est pour nous ! Il nous attend. En vivant des sacrements de l’Église, nous laissons cette vie qui vient de Dieu, que l’on appelle la grâce, envahir tout notre être. Oui quel bonheur ! Le Carême, préparation à Pâques, nous est justement offert pour que nous acceptions d’ouvrir en grand les vannes de notre cœur pour accueillir, ces fleuves d’eau vive, ces torrents d’amour.

Mais accueillir l’Amour ne suffit pas.
La Samaritaine n’en peut plus, elle file au village, en oubliant sa cruche, pour parler de Jésus à tous ceux et celles qu’elle rencontre : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Nous aussi, pour reprendre les termes de saint Vincent de Paul : « Il ne nous suffit pas d’aimer Dieu, si notre prochain ne l’aime lui-aussi. »

Aussi, j’aimerais profiter de ce jour pour me tourner vers vous, d’une manière un peu solennelle. Vous savez que pendant dix années, notre paroisse a courageusement organisé une mission auprès des habitants de notre quartier qui n’ont jamais entendu parler de Jésus Christ, ou qui l’ont oublié ou qui le refusent. Cette mission a porté de beaux fruits. Nous ne pouvons donc rester entre nous, attendant sagement que les plus courageux frappent à la porte de l’Église pour demander un service et disparaissent ensuite pour les dix années à venir.
Nous allons donc reprendre la mission porte à porte qui se déroulera du 23 septembre au 14 octobre.
Aujourd’hui je lance donc un appel car je ne peux mener à bien ce magnifique projet sans vous. Nous conserverons le principe de binômes qui accepteraient de consacrer 2h30 de 14h à 16h30 le samedi ou un samedi. Nous avons également besoin de personnes qui ne veulent pas partir ainsi dans les rues mais qui accepteraient de prier durant ce temps à l’église pour la fécondité apostolique des « envoyés ».
Voilà ! Je laisse à votre réflexion, à votre prière et à votre générosité cet appel qui, vous le pressentez, n’est pas seulement le mien. N’hésitez pas à venir me voir à ce sujet.
Je vous bénis et vous remercie par avance de votre réponse à ce beau projet.

Père Franck Zeuschner, sv