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Remettre Dieu à sa place

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Nous réentendons ce dimanche cette célèbre réponse du Christ, cette phrase de lumière et de feu que Jésus nous offre au moment où l’on cherche à Le mettre à l’épreuve. Il se sert de tout, même de nos mesquineries, de nos petitesses, pour nous faire du bien ! En quelques mots, tout est dit, et il s’agit de tenir ensemble les deux impératifs. Celui qui oublierait la terre où le Seigneur l’a mis pour qu’il porte du fruit serait dans l’erreur, de même celui qui s’agite avec frénésie ici-bas, en oubliant que c’est Dieu qui l’a mis ici et que sans Lui il ne pourra jamais faire grand-chose, se tromperait également.

La plupart du temps, les hommes ne sont guère à l’aise avec les positions mesurées et y préfèrent de loin les extrêmes, plus tentants, plus confortables. Cette phrase de Notre Seigneur est le fondement de ce qu’on appelle la « Doctrine sociale de l’Église », encore un cadeau magnifique que Dieu nous fait, nouvelle preuve de son Amour pour nous. En effet, ce Dieu qui a pris chair pour venir vraiment jusqu’à nous, ne nous abandonne jamais et nous accompagne à tout moment, dans toutes nos activités, non pas pour tout régenter, pour tout codifier et mélanger la vie spirituelle et la vie « politique » mais bien plutôt pour tout harmoniser. Car quand on est chrétien, ami de Jésus, on essaie de l’être à tout moment. Les époux ne cessent pas de s’appartenir mutuellement parce que chacun vaque à ses activités et l’alliance qu’ils portent au doigt, signe visible de leur amour invisible, le leur rappelle si besoin était. De même, depuis notre baptême, où nous avons été marqués de l’Alliance avec Dieu, nous Lui appartenons, à tout moment de notre vie. Il ne cherche pas à faire de l’ingérence en nos vies, mais bien plutôt à tout illuminer de sa présence et de son Amour.

Les 2000 premières années de l’histoire de l’Église ont montré clairement comme cette phrase de Jésus est source de bonheur pour l’humanité. A une époque si individualiste où l’on cherche parfois à échapper aussi bien à Dieu qu’à César et à ne dépendre que de nous-mêmes, l’attitude des chrétiens doit être un signe éloquent que ne pas oublier le ciel est la meilleure façon de bien vivre sur la terre.

La belle fête de la Toussaint approche, que ce dimanche nous y prépare déjà en nous aidant à vivre toujours davantage les pieds sur la terre, en remplissant la mission que le Seigneur nous confie, mais également un peu plus la tête et le cœur au ciel.

Père Franck Zeuschner, sv