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Que nous apportent les lectures de ce jour ?

Le lectionnaire de cette année nous propose les plus beaux textes messianiques d’Isaïe.

Le poème sur le rejeton de David se situe après la terrible invasion de Sennachérib en 701 av. J.-C., qui ravagea tout le pays de Juda, à l’exception de Jérusalem.

Les grands arbres ont été abattus (Is 10, 33-34). Isaïe reporte son espérance sur un rejet de la souche de David, comme dans la conclusion du récit de sa vision inaugurale (Is 6,13). Notre texte inspirera la représentation de l’arbre de Jessé.

L’onction royale signifiait que le roi recevait l’Esprit de Dieu. Ici son action est exprimée par trois couples de mots : d’abord sagesse et discernement, dons demandés par Salomon au début de son règne (1R 3, 9-11) : conseil et force, des qualités royales pour prendre les justes décisions et les imposer ; connaissance et crainte du Seigneur, dispositions religieuses visant à l’accomplissement des commandements divins. Les traducteurs grecs ont ajouté : piété, ce qui donne le chiffre 7, chiffre de totalité pour les sept dons de l’Esprit.

La fonction du roi consiste en la protection de faibles contre l’oppression des grands. Maintes fois, Isaïe avait condamné la partialité de juges qui se faisaient payer (Is 1, 21-23 ; 5, 23). Le roi devra réprimer les abus. Sa parole frappera les coupables par le bâton. Au lieu d’armes de combats, le roi trouvera son assurance dans l’exercice de la justice et de la fidélité.

Dans ces conditions on assiste à un retour de la paix paradisiaque. Faut-il prendre à la lettre chaque indication ? Le lion mangera-t-il du fourrage ? Isaïe s’inspire sans doute d’une fable des animaux. Puisque la paix est le fruit de la justice (Is 32, 17), l’action du roi aboutira à l’entente entre tous. La connaissance de Dieu, au sens du respect de ses lois, remplira le pays.

Le v.10 constitue le début d’un autre poème, à situer au temps de l’exil. Il actualise l’attente du rejeton de David, en transformant l’image. Maintenant, c’est un étendard qui se dresse pour inviter les peuples à prendre part au salut promis à Israël. Telle est l’interprétation que retiendra saint Paul (Rm 15, 12).

Le Père Edouard Cothenet