Privé

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Pardonne !

Un seul mot résume toute la liturgie de ce dimanche. Plus qu’un mot, plutôt une invitation urgente, un cri qui nous est adressé : «  Pardonne !  ».

Facile à dire ! Pierre lui-même ne trouvait sans doute pas cela évident non plus quand il s’est permis, avec bonne volonté, de demander à Jésus où mettre la limite au pardon : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner, jusqu’à 7 fois ? »

Nous connaissons la suite. Il ne faut pas seulement retenir la réponse mais aussi et surtout celui qui la donne, Jésus lui-même. En effet, seul le Seigneur peut nous pousser au pardon. Lui seul peut nous aider à ne pas nous enfermer dans le refus d’aimer par dessus tous. Car grande est la tentation de refuser de pardonner, quand la matière est trop grave, quand l’irréparable a été commis. « Pourquoi donc devrais-je pardonner à quelqu’un qui a ruiné ma vie et celle de mes proches ? A quelqu’un, qui encore aujourd’hui, sûrement demain, continuera de me faire souffrir et faire souffrir ceux que j’aime ? »

La réponse ne se trouve pas sur la terre mais dans le ciel. La parabole du débiteur impitoyable que nous entendons ce dimanche nous éclaire si nous acceptons d’ouvrir les yeux de notre cœur. Elle nous invite à regarder que c’est Dieu qui nous a tout pardonné en premier. Chaque parabole peut nous paraître invraisemblable par son côté exagéré, mais il est justement important de ne pas évacuer cette exagération. La parabole est tellement faible à côté de la réalité ! Ce que le Seigneur a remis à chacun et chacune de nous dépasse de très loin la dette des 60 millions de pièces d’argent que le roi remet à ce serviteur impitoyable ! Il nous a tirés de la mort ! Nous sommes invités à ne jamais l’oublier, à ne jamais oublier cet amour fou de Dieu pour nous, alors nous pourrons nous mettre sur la route du pardon envers nos frères. Cette route qui ne conduit pas forcément à la réconciliation avec ceux qui nous ont offensés, mais qui nous fera trouver la paix pour laquelle nous sommes faits.

Jésus nous rappelle que pardonner n’est pas seulement une option qui nous apportera un certain confort spirituel, c’est une nécessité, un devoir si nous voulons que nos péchés nous soient remis également. Pardonner nous guérit donc de notre orgueil. Alors lâchons-nous et répondons à l’appel du Seigneur : «  Pardonnons !  »

Père Franck Zeuschner, sv