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Le repos de votre âme

Le passage que nous entendons ce dimanche est exceptionnel dans tout l’évangile. En effet, on y voit Jésus dans un moment d’union intime et de joie profonde, débordante avec son Père. Quelle est donc l’origine de cette joie ? « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Comme cet évangile nous semble mystérieux !

Je me souviens il y a quelques années d’avoir été très marqué par une maman encore jeune, clouée sur son lit d’hôpital, Maryse. Les épreuves en tous genres ne lui manquaient pas. Il y avait de quoi se décourager, voire même se révolter. Elle était chrétienne, mais n’avait pas eu un catéchisme très substantiel, comme beaucoup à cette époque, et n’en gardait pas un souvenir ineffable. Et pourtant, elle devenait de plus en plus proche du Christ. Jésus parlait à son cœur, la consolait, la fortifiait, l’aidait à porter son fardeau. Un jour, elle me dit : « Je rends grâce au Seigneur de l’avoir rencontré et de vivre ainsi dans son amitié. Si je n’avais pas été malade, je ne l’aurai jamais rencontré ainsi. » Ces mots qui peuvent nous étonner, voire nous choquer, elle ne les a pourtant pas prononcés à la légère. Cela ne signifie pas qu’il faut forcément connaître la maladie pour rencontrer Dieu. Mais cette épreuve l’avait rendue plus disponible à l’amour de Dieu. Et nous ? Croyons-nous, tous et toutes que Jésus quête notre amitié, notre amour ?

Le Seigneur est vraiment désarçonnant. C’est le cas de le dire, il nous fait en quelque sorte tomber de notre monture suffisante pour nous placer à côté de lui, sur un petit âne. Peut-être avons-nous du mal à accepter une monture, si désuète, si humble, si humiliante … Nous sommes comme les apôtres, nous aimerions tant que Dieu rentre dans nos schémas, nos attentes, nos façons de voir et de faire. Qu’est-ce qui compte pour nous, le confort dont nous rêvons ou la compagnie de Jésus, avec nous tous les jours ?

Et si nous essayions durant ces deux mois de vacances de nous laisser faire par Lui, de nous abandonner à Lui ? Prenons-Le au mot et nous verrons que sa Parole est vérité et vie, qu’elle est joie profonde et paix de notre âme. Laissons-Le nous redire : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. »

Père Franck Zeuschner, sv