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Le Christ Roi de l’Univers

Une année liturgique se termine aujourd’hui avec la Solennité du Christ-Roi de l’Univers (année C) et une autre va commencer Dimanche prochain avec le premier dimanche de l’Avent (année A).

En ce premier Dimanche nous aurons notre messe des familles qui sera présidée par Monseigneur Renaud de Dinechin, notre évêque-auxiliaire qui ne manque jamais une occasion de nous manifester sa paternité et celle de notre archevêque.

L’évangile de cette fête en est la preuve : de son vivant le Christ-Roi n’a laissé personne indifférent. Pour beaucoup, sur sa croix, il portait la seule couronne qu’il ait méritée, celle d’épines tressées par la haine ou la dérision. Les chefs ricanent, le peuple assiste en curieux secrètement assoiffé de spectacle à haute dose de violence et de sang, les soldats se moquent sans retenue, un malfaiteur ajoute sa voix grinçante au concert de toutes les injures. Au sommet du poteau, l’inscription résume le générique de ce carnaval horrible : «  Voici le roi des Juifs  ».

Où en est la cause du Christ-Roi en notre monde ? Les blasphémateurs à haute voix sont peut-être moins nombreux aujourd’hui et encore ? Les amoureux à plein cœur semblent se réfugier dans l’anonymat, souvent calfeutrés dans les mauvaises excuses de leur peur. C’est le temps de la plate indifférence. Même à certains chrétiens, la croix ne dit plus grand-chose. Elle les gênerait plutôt comme une relique désuète qu’on arbore seulement aux fêtes traditionnelles. Sur son trône de Vendredi saint, le Christ-Roi devient peu à peu un tabou. On l’avait persécuté. Maintenant les méthodes sont plus raffinées. C’est la conspiration du silence, c’est le mur presque souriant de toutes nos tiédeurs. Il fut violemment proscrit, le voilà poliment refoulé dans les oubliettes de tous nos divertissements.

Connaissez-vous dans notre société – et peut-être en chacune de nos vies - un être aussi marginal que Jésus ? Osons-nous encore affirmer notre foi en son nom. Faire le signe de sa croix, miser concrètement sur sa Pâque, annoncer son Évangile avec courage au milieu des ironies ou des froideurs environnantes ? Jésus notre roi ? A moins que cette semaine, nous recommencions à lui tresser autre chose qu’une couronne d’épines. Par exemple un diadème de paroles inspirées par la foi et d’actions suscitées par l’amour.

Votre curé, le Père Dominique Chéreau, sv