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La dette de l’amour

Saint Paul est bien étonnant dans la deuxième lecture de ce dimanche : « N’ayez de dette envers personne sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la loi. »

Quelle drôle d’expression « la dette de l’amour », deux mots qui ne vont pas ensemble. La dette vient du mot « devoir » qui nous semble incompatible avec l’amour, libre par excellence. L’apôtre Paul, pourtant rempli d’Esprit Saint, a bien pesé ses mots. Tant que nous vivrons sur la terre, nous devrons donner de l’amour, faire montre de compassion et déborder de patience envers nos frères et sœurs, sans relâche !

Nous nous faisons vraiment illusion si nous pensons que la loi de Dieu, c’est-à-dire ce que le Seigneur nous demande, se réduit aux dix commandements. Ce que le Seigneur nous demande, c’est d’aimer : Aimer nos frères que nous voyons pour mieux aimer notre Dieu, Lui tout amour, que nous ne voyons pas.

C’est dans cette optique qu’il nous faut accueillir les paroles de Jésus dans l’évangile qui reprennent celles du prophète Ezékiel entendues dans la première lecture : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. » Faire des remarques aux autres, quand nous estimons que leur conduite ne convient pas, est parfois chose aisée. Mais si nous faisons des remarques si facilement aux autres, c’est souvent pour nous faire du bien, parce que leur conduite nous fait souffrir et que nous avons l’impression, bien souvent à tort, que notre remarque, parfois-même faite sous le coup de la colère ou de l’exaspération, va porter un quelconque fruit. Ce n’est pas de cela dont le Seigneur nous parle aujourd’hui. Jésus nous invite à regarder nos frères avec un regard de bienveillance et d’amour, avec son regard … Celui qui s’égare devrait nous attrister, nous inquiéter. Comme le bon berger ne peut rester indifférent devant une brebis qui risque de s’égarer, le sort de nos frères et sœurs devrait nous préoccuper et c’est plein de cette belle inquiétude que nous devons alors parler, de tout notre cœur, à celui qui risque de se perdre.

Celui qui risque de se perdre, c’est peut-être aussi nous-mêmes … Comment accueillons-nous les remarques, même sur des sujets anodins, de ceux qui nous entourent ? ...

Père Franck Zeuschner, sv