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La Vie éternelle

Chaque année, au mois de novembre, alors que nous approchons de la fin de l’année liturgique, l’Église nous invite à méditer sur la vie qui sera la nôtre après notre existence sur cette terre. Chaque dimanche, en proclamant notre foi, nous attestons que nous croyons « à la résurrection de la chair, à la vie éternelle » (Symbole des Apôtres) « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » (Symbole de Nicée-Constantinople). Certes, nous ne pensons peut-être pas sans cesse à ce qui nous attend après la mort, mais reconnaissons que notre foi en l’au-delà conditionne notre façon de vivre ici-bas.

Dans un monde matérialiste qui refuse tout spirituel, il n’est pas toujours facile de garder au cœur cette espérance. Saint Paul le répétait déjà aux premiers chrétiens : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. » (1 Co 15 v19)

Les deux histoires de ce dimanche, nous annoncent pourtant cette vie éternelle. La première, tout à fait historique, nous relate le martyre héroïque et terrible de ces sept frères et de leur mère. N’hésitez pas à ouvrir votre bible pour relire posément l’intégralité de ce récit (Deuxième livre des Martyrs d’Israël anciennement appelé des Maccabées chapitre 7). Ils témoignent ainsi non pas du désir de mourir mais de leur foi inébranlable en la résurrection des morts.

L’évangile nous met en face d’une autre histoire, née de l’imagination des Sadducéens qui refusent l’idée de résurrection. Cette histoire surprenante est racontée à Jésus pour le mettre dans l’embarras. Jésus va pourtant répondre, sans fuir la question. « Ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts, ne se marient pas car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. »

Cette foi en la résurrection nous anime-t-elle vraiment toujours ? Cette espérance éclaire-t-elle nos moindres faits et gestes ? Au cours de nos journées, parfois monotones et répétitives, gardons-nous toujours en mémoire que nous sommes faits pour le ciel, non seulement nous-mêmes, mais nos frères et sœurs qui se trouvent à nos côtés et qui ont peut-être besoin de nous pour leur en montrer le chemin ?

Père Franck Zeuschner, sv