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L’exigence de l’amour

Comme souvent, les paroles du Christ, qui nous parviennent dans l’évangile de ce dimanche, peuvent être mal comprises, mal reçues, si on les regarde « par le petit bout de la lorgnette ». Ne serait-ce pas en effet un Jésus moralisant qui en demande toujours plus, même beaucoup trop pour nous et notre faiblesse, au risque de nous décourager, qui s’adresse à nous aujourd’hui ? : « Vous avez appris qu’il a été dit … eh bien ! moi, je vous dis ! » L’expression revient trois fois dans la lecture intégrale de l’évangile selon saint Matthieu.

Pourtant si l’on regarde de plus près, on constate que Jésus ne cherche nullement à charger nos épaules de commandements trop lourds pour nous. C’est justement sur ce point qu’il s’est vigoureusement opposé aux Pharisiens.

La première lecture ne dit pas autre chose. Les commandements n’ont pas été inventés par Dieu pour nous empêcher de faire nos quatre volontés, nos caprices. C’est même tout l’inverse, ils ne sont pas là pour nous enfermer mais pour nous rendre libres. Dieu nous les donne pour notre vie. Ils sont lumière sur les pas de notre existence. « Si tu le veux, tu peux observer les commandements … La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. »

La loi de Dieu, la morale, osons le mot, est une question d’amour. Quand on aime on ne met pas de limite à son amour. Des fiancés accepteraient-ils de se marier pour une durée déterminée ? Non, Dieu merci ! De même, une maman fera tout ce qu’elle peut pour le bien de son enfant et cela ne lui coûtera pas, car elle l’aime !

Eh bien Jésus est venu sur la terre pour nous révéler un Dieu qui nous aime et qui attend notre réponse d’amour. Quand on aime, on ne compte pas, on ne calcule pas. Voici à quoi Jésus nous invite aujourd’hui, à nous donner sans compter à ne pas mettre de limite, de retenue à notre amour pour lui. Acceptons d’entrer toujours davantage dans cette logique d’amour où la grâce ne nous fera pas défaut. Alors nous pourrons un peu mieux comprendre cette magnifique phrase de St Augustin :

« Aime, et fais ce que tu veux ! »

Père Franck Zeuschner, sv