Privé
Accueil > Vie de la paroisse > Éditorial > Il te tend les bras … Que vas-tu lui répondre ?

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Il te tend les bras … Que vas-tu lui répondre ?

Il court, le temps qui passe ! Elle file à toute allure, cette année de la miséricorde qui s’achèvera le 20 novembre prochain. Déjà ? Et oui ! C’est vrai que nous sommes bien dans cette année de la miséricorde ! Il y fait bon vivre ! C’est vrai que nous souhaiterions qu’elle déborde et même qu’elle ne s’arrête jamais. Heureux sommes-nous en effet si nous avons pu davantage réaliser au cours de cette année de grâce que la miséricorde du Seigneur n’a aucune limite, elle s’étend d’âge en âge. Mais peut-être le temps est-il venu de voir si nous en avons vraiment profité ?

Ce dimanche pourrait aussi s’appeler le dimanche de la miséricorde (même si ce titre est réservé vous le savez au dimanche qui suit immédiatement Pâques). Écoutez les textes que la liturgie nous offre . Il s’agit des trois paraboles de la miséricorde rapportées par saint Luc dans son Évangile (chap 15) : la brebis perdue, la pièce d’argent égarée et la parabole de l’enfant prodigue que nous devrions plutôt appeler celle du père miséricordieux.

Ce chapitre 15 devrait vraiment allumer le feu en nos cœurs. Je vous invite juste à regarder une chose. Regardez s’il vous plaît la joie de Dieu. Acceptez de regarder cette joie qui est le fruit de notre bonheur et de notre vie, on pourrait même parler de notre renaissance, de notre résurrection. « Réjouissez-vous avec moi ! » tel est le cri des deux premières paraboles. Et si le père fait égorger le veau gras, n’est-ce pas justement pour faire partager sa joie à tous ceux qui l’entourent ? La joie de Dieu, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant !

En notre période troublée, instable, où l’amour fait tant défaut, qu’attendons-nous donc pour nous blottir dans les bras du Père ? Le pasteur que je suis est triste de voir que beaucoup passent à côté de ce trésor d’amour et de bonheur qu’est le sacrement du pardon. Les autres prêtres de la paroisse et moi-même n’ont rien d’autre à vous donner que cet amour de Dieu, que sa miséricorde. En notre époque où l’on est prêt à faire de grands sacrifices pour partir quelques jours vers une destination de rêve pour trouver la paix, en notre époque qui recherche les sensations fortes, le pardon de Dieu vous fait passer de la mort à la vie, ce n’est pas une belle formule mais la vérité : « car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Alors n’attendons plus, engouffrons-nous donc dans les bras de Dieu, pour parvenir jusqu’à son Cœur !

Père Franck Zeuschner,
religieux de saint Vincent de Paul
prêtre de Jésus Christ
pécheur pardonné