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Folie ou Sagesse ?

Il en en effet question de Sagesse et de folie dans la liturgie de ce dimanche.

La première lecture, nous raconte la mystérieuse rencontre entre le Seigneur et le jeune Salomon, successeur de son père David sur le trône d’Israël. « Demande, lui dit Dieu, ce que je dois te donner. » La réponse aurait pu fuser pour demander des biens matériels, la gloire ou le règlement rapide et expédient de rivalités qui ne manquaient pas, avec ses frères par exemple. Mais la réponse va être tout autre, infiniment plus haute et plus belle : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »

L’entourage de Salomon, si tant est qu’il fut au courant de cette demande divine, s’est peut-être offusqué en trouvant la réponse du jeune roi légère et insensée, il y avait tellement de choses autres à demander ! En tout cas : « Cette demande de Salomon plut au Seigneur ». Le Seigneur va l’exaucer et répondre en donnant, même si la lecture de ce dimanche s’arrête avant, ce que Salomon n’avait pas osé demander : « Je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé, la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n’auras pas d’égal parmi les rois. »

L’évangile nous raconte l’histoire d’un fou. D’un fou aux yeux du monde … En effet cet homme pauvre qui trime sous la chaleur du jour, qui ne possède rien sauf sa charrue et son bœuf va les vendre pour acheter un champ. A n’en pas douter on ne se prive pas pour se moquer de lui ! « Ce fou vient de vendre son matériel pour acquérir un pauvre champ et maintenant il ne peut même plus le labourer ! » Nous savons nous ce qui le pousse à agir ainsi : la découverte de ce trésor qui change sa vie ! Il n’est pas fou, bien au contraire !

Les chrétiens qui lui ressemblent, en consacrant leurs vies à Dieu ou aux pauvres, sont souvent aussi la risée de notre monde qui n’a plus que l’ironie pour répondre aux malheurs de notre temps.

Et nous, sommes nous sages ou fous ? Nous arrive-t-il d’être atteints par cette folie de Dieu plus sage que la sagesse des hommes ? Je demande au Seigneur que toute notre paroisse souffre davantage de cette bienheureuse maladie.

Père Franck Zeuschner, sv