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En marche vers le 13 Janvier !


Le 13 janvier prochain, une grande manifestation est annoncée pour empêcher « cette réforme de société visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe ». Voici un extrait d’une conférence donnée le lundi 19 novembre au Centre Saint Louis des Français à Rome par le Cardinal Vingt-Trois dont nous devons ici saluer le courage.

« Le nouveau-né, l’enfant, est celui qui a été engendré, mais il est devenu un sujet par lui-même, et un projet à l’égard de la société humaine. Si les Ecrits de Sagesse ont marqué l’Ancien Testament à l’égard de ce facteur tout à fait étrange et unique que représente la sexualité humaine, qu’est-ce que cela signifie ? Comment est-il possible qu’entre l’homme et la femme il y ait cet attrait si puissant, mais en même temps que celui-ci puisse être le lieu de drames, de malheurs, de violences ? Dès l’origine, le récit de la Genèse fait apparaître simultanément comment cette union de l’homme et de la femme va devenir, d’une certaine façon, l’espérance de l’humanité et en même temps un lieu d’épreuves. Comment surmonter le potentiel de convoitise et de violence qui habite la sexualité humaine sinon par l’alliance des partenaires.
C’est dans la mesure où l’engagement mutuel des deux conjoints n’est pas établi simplement sur la convergence de leurs désirs, mais sur le choix de leurs libertés de s’accorder l’un à l’autre, « de quitter son père et sa mère pour ne faire plus qu’un pour toujours » - comme le Christ l’interprétera dans le Nouveau Testament à propos de la question sur le divorce -, c’est dans la mesure où les conjoints font le choix d’une union stable, définitive qu’il devient possible de surmonter le potentiel de violence sociale que représente la différence sexuelle. Il n’est pas étonnant que dans une période où apparaît une certaine hantise de la discordance ou de la violence, une façon d’éliminer ce potentiel de violence consiste à occulter ou à effacer la différence sexuelle. Il n’y aura plus ni homme ni femme quand on sera au Ciel ! Mais tant que l’on est sur la terre, rêver qu’il n’y a plus ni homme, ni femme, c’est un projet complètement utopique !
La famille, quant à elle, est une cellule primordiale dans la mesure où elle est le lieu d’un apprentissage, d’une mise en forme de la vie sociale, parce que l’on y transmet des mœurs, des coutumes, des valeurs. C’est une œuvre indispensable, mais ce n’est pas d’abord cela qui produit le lien social. Cela y contribue, cela lui donne de l’argumentaire. Mais ce qui constitue réellement le lien social, c’est le fait que dans une famille, les enfants sont aimés pour eux-mêmes, ils ne sont pas aimés en fonction de leurs talents, de leurs mérites, de leurs succès, ou en fonction de leurs crimes ! Quoiqu’ils fassent, il y a entre les parents, et les enfants un lien indélébile, que la science moderne appellera générique, mais que l’on peut déjà reconnaître comme enraciné biologiquement. »

A suivre …