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Du poisson et du pain

« Dieu … j’y pense. Mais dans ma vie de tous les jours, il me semble si loin, si vague que je ne peux le considérer comme un ami. J’aimerais recevoir en moi cette richesse profonde, cette joie immense que possèdent certains de mes amis qui ont découvert Dieu. Mais peut-être est-ce trop demander ? »

Ainsi s’exprime une jeune fille de 17 ans dans une lettre récente.

Découvrir Dieu, faire l’expérience de Jésus-Christ vivant. C’est une demande inouïe, en effet, une aspiration démesurée, un défi. Et pourtant quel homme, au moins à certains moments de sa vie, n’a senti monter en lui le désir d’embrasser l’infini, de toucher le Christ, de voir Dieu face à face pour en être submergé ? Vain délire ou suprême réalisme ? Allons questionner Pierre et Jean dans l’évangile de ce jour.

Ils n’imaginaient pas du tout le retrouver là, au bord du lac où les avait ramenés leur métier après le drame du Golgotha. C’est pourtant là qu’il les attendait, dans la banalité de la vie bredouille, pour le rendez-vous de l’amour et de la foi. Nous ne rencontrerons jamais Dieu si nous continuons de le quêter dans les nuages de l’ailleurs ou de l’au-delà. Depuis la venue du Christ, il nous faut demeurer au ras de l’existence quotidienne – où Dieu nous fait signe humblement et continuellement – pour le découvrir enfin.

Du poisson plein les filets, ils avaient déjà connu cela. Le souvenir a dû faire tilt dans la mémoire de leur vocation. Du pain pour le repas, encore un goût de mémorial depuis la fameuse multiplication jusqu’à la Cène. Des signes de rien qui disent tout quand c’est l’amour qui les recueille, les scrute et les interprète. C’est une question de lecture. Pas de doute, c’est le Seigneur. Lorsque la charité déchiffre la vie, rien n’est insignifiant et tout peut conduire à la foi, même et surtout les petites choses, les évènements ordinaires.

Sans oser l’interroger, ils savaient bien que c’était lui, Jésus tout proche, tout simple, l’ami qui prépare le pique-nique sur la rive de la semaine comme invitation à l’Eucharistie dominicale et anticipation du banquet éternel.

Reconnaître Dieu dans le poisson et dans le pain de nos journées, serait-ce trop demander ?

Votre curé, le Père Dominique Chéreau, sv