Privé

Adresse postale :
Paroisse NDBC, 140 rue
de Clignancourt
75018 PARIS

Téléphone :
01 46 06 35 41

Courriel :
contact@notredame
dubonconseil.fr

- La paroisse
- Les horaires
- La communauté
- Histoire
- Contactez-nous

Dieu ou rien !

Puis-je commencer à m’adresser à vous en vous posant une devinette ? Connaissez vous l’auteur de ce livre paru l’an dernier qui porte le même titre que cet éditorial ? « Dieu ou rien », ce livre remarquable a eu un grand succès chez les chrétiens notamment. Je ne sais pas s’il est passé entre vos mains. Le titre peut paraître outrancier, exagéré, celui qui l’a écrit est pourtant d’une grande douceur, c’est même un Sage.

Il s’agit du cardinal Robert Sarah. Enfant, ses parents lui souriaient gentiment lorsqu’il leur dit qu’il voulait suivre l’exemple des missionnaires spiritains présents dans son village de Guinée : « Un Noir ne peut pas devenir prêtre de l’Église catholique ! » Aujourd’hui, ce fils de cultivateurs nommé à 32 ans archevêque de Conakry par Paul VI est l’un des principaux collaborateurs du Pape François. Oui, c’est un Sage ! Comme c’est précieux pour nous qui vivons parfois comme des fous et avons des rythmes de folie souvent dès notre plus tendre enfance.

Le contenu de son livre démontre que l’homme a oublié son créateur, Dieu, au profit de ses intérêts personnels. « Pourtant, il faut que ces hommes sachent que le Tout-Puissant Dieu est le seul à avoir le pouvoir pour trouver solution efficace à tout problème de l’homme ». Il ose parler de « l’éclipse de Dieu dans ce monde », dans la mesure où selon lui, on parle uniquement de la crise économique, politique et sociale mais, l’on omet que « la véritable crise est celle de la négation de Dieu. »
Dans cet ouvrage, le cardinal Robert Sarah a aussi évoqué que la science, la technologie et l’argent sont devenus les « dieux » des hommes au lieu de leur Créateur. « Aujourd’hui, on fait des lois, juste pour satisfaire leurs intérêts personnels. Et là, nous vivons dans une confusion absolue. »

J’avais envie de vous parler de cet ouvrage aujourd’hui, en ce dimanche où nous entrons dans une nouvelle année liturgique.

J’aimerai tant que mes paroissiens, qui sont au demeurant des gens super, aient en ce jour quelque chose de l’enthousiasme de leurs enfants avec leurs nouveaux cartables au jour de la rentrée scolaire ; avides d’apprendre, de retrouver leurs amis, bien conscients qu’en agissant ainsi ils choisissent ce qu’il y a de grand et de meilleur pour eux.

Mais nous, les grands avons-nous quelque chose à apprendre ? Voulons-nous apprendre encore de Dieu ? J’ai parfois l’impression qu’il y a un décalage, assez grand, entre ce que les paroissiens attendent de l’Église et ce que Dieu veut leur offrir. Je me trompe peut-être, mais ce sera justement l’occasion pour vous de me dire ce que vous portez, mais on a parfois l’impression que certains n’attendent de l’Église qu’une « prestation » : une messe du dimanche, vivante et pas trop longue, un beau baptême, une belle communion, un mariage inoubliable, un bel enterrement pour nos proches … Mais en dehors de cet « événementiel » nous n’avons pas trop besoin de l’Église dans notre vie. Comme je souhaite me tromper. Votre curé ne fait pas sa crise, rassurez-vous, mais je trouve que nous passons à côté des richesses dont Dieu veut combler chacun de nous. Il veut nous combler de bonheur dès cette vie et nous nous disons que la foi nous servira surtout après notre mort. Ainsi, nous risquons de passer à côté de notre vie. Je demande donc au Seigneur pour chacun de nous de découvrir à quel point Il est bon et qu’Il fait pour nous des merveilles.

Très belle Année avec Jésus !

Père Franck Zeuschner, sv.