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Des Signes qui ne trompent pas

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? De tout cœur, Jean-Baptiste avait espéré le Messie, il avait annoncé sa venue imminente, il l’avait même désigné à la foule en pleine effervescence religieuse.

Or, le voilà maintenant qui hésite et se trouble quand il regarde le Seigneur agir concrètement au milieu de son peuple. Jean s’attendait à voir un juge impitoyable. Il a sous les yeux un pasteur doux et humble qui cherche à sauver par sa seule bonté. Dès lors, on comprend la perplexité du Précurseur au moment où la mort frappe à la porte de sa prison. Jésus lui répond sur le terrain des prophètes en puisant largement dans les livres d’Isaïe. Le Messie de Dieu, n’est-ce pas celui qui guérit, qui ressuscite, qui annonce la Bonne Nouvelle aux derniers de notre terre ? Seul l’amour peut faire fondre le cœur des hommes endurcis. Maître de miséricorde, Jésus révèle bel et bien l’authentique visage de son Père. Il est l’envoyé de Dieu.

Église d’aujourd’hui, es-tu la communauté du Christ et de son Évangile, ou devons-nous attendre une autre Église ?

Transférer la question de Jean sur le peuple chrétien n’est pas une réaction d’autocritique morbide. Quel est le nouveau corps du Christ exposé à la face du monde ? Qui doit porter en notre temps les signes de l’Évangile au point d’attirer à Jésus tous les hommes de bonne volonté, à commencer par les plus pauvres ? C’est nous, c’est chacun des baptisés, chacune des communautés qui se réclament du Christ. Quelle responsabilité ! surtout en cette approche de Noël, lorsque des hommes en plus grand nombre se posent à nouveau la question de la foi et se tournent encore vers Bethléem. Ils voudraient rencontrer le Seigneur Jésus, et c’est l’Église qu’ils trouvent sur leur route, c’est nous qu’ils croisent sur leur chemin. Ainsi l’a voulu le Ressuscité en envoyant ses disciples dans ce monde pour constituer le peuple de ses frères jusqu’à son retour.

A quels signes les hommes sincères pourront-ils reconnaître la présence de Jésus en nos vies, en nos communautés ? Une fois de plus tournons nos regards vers le Seigneur lui-même.

Comme lui, nous devons aimer, à commencer par les plus nécessiteux. Accueillir et aider les aveugles, les boiteux, les sourds et les lépreux de notre temps, ceux dont la chair crie, ceux dont le cœur saigne, ceux dont l’esprit vacille. Au moment de préparer Noël, tant de chrétiens tombent dans la débauche de la consommation à laquelle notre société matérialiste nous incite par mille artifices.

Aurons-nous la force de redonner la priorité de notre amour aux préférés de Jésus ? Au loin ou tout près de nous, il y a encore tant de morts à ressusciter, ceux que nous pouvons arracher au trépas par un peu de pain partagé, ceux que nous pouvons écarter du suicide par un brin d’amour gratuit. Et tous ceux qui attendent l’évangile sans le savoir ? Ils sont là à notre porte, peut-être même dans notre maison, ces jeunes en particulier dont les yeux sont éteints sous la glaciation du désespoir et de la drogue.

Si nous avons le courage de certains signes effectifs, Noël sera la fête d’un Sauveur vivant au lieu de devenir une foire égoïste autour d’un petit Jésus emballé de chocolat sous un éphémère sapin.

Votre curé, le Père Dominique Chéreau, sv