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COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLEE PAROISSIALE

Réponse à la question n°1

« Pourquoi la liturgie du Jeudi-Saint, messe en mémoire de la Cène du Seigneur, choisit-elle de nous faire entendre comme Evangile, le lavement des pieds et non le récit de l’Eucharistie ? »

Le quatrième Evangile, rappelle lui aussi « le dernier repas de Jésus avec les siens », sa dernière pâque à Jérusalem, avant sa mort. Mais plutôt que de décrire le signe du pain et du vin, Jean raconte le signe du lavement des pieds ! Pourquoi une action « autre », un signe « autre » ? Il est fort probable que ce choix du 4ème Evangile soit motivé par une urgence ressentie dans l’Eglise à la fin du 1ER siècle : la célébration eucharistique ne peut pas être un rite détaché d’une pratique cohérente de « l’agapé » l’amour et le service pour les frères, car c’est là précisément sa signification : donner la vie pour ses frères ! L’évangéliste veut ainsi réactualiser le message de l’Eucharistie en rappelant que soit elle est service réciproque, don de la vie pour l’autre, amour jusqu’à la fin, soit elle n’est qu’un rite qui appartient à la « scène » de ce monde. Pour Jean, le sacrement de l’autel doit toujours être interprété et vécu comme le sacrement du frère : la célébration eucharistique, avec le pain rompu et le vin offert, et le service concret, quotidien envers le frère se rapportent l’un à l’autre comme deux faces de la participation au mystère pascal du Christ.
En résumé : deux actions différentes, deux gestes sacramentels, deux scènes qui disent la même réalité : Jésus offre sa vie et, librement et par amour, il va vers sa mort en se faisant esclave. Pour cela, tout comme au geste eucharistique, un commandement fait suite au geste du lavement des pieds « Comme je vous ai lavé les pieds, faites-le vous aussi ». Si l’Eglise veut être l’Eglise du Seigneur, c’est ainsi qu’elle doit faire : rompre le pain, offrir le vin, laver les pieds dans l’assemblée des croyants et dans l’histoire des hommes.

Père Dominique Chéreau, votre curé, sv